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  • L'être réduit à sa substance molle et informe

    Quand j'atteins ce moment je ne suis plus personne j'oublie tout mon passé je renie mon futur je deviens le présent et ma peau est ravie. Je retrouve le sens du centre des choses qui tombent. Je suis un peu bloquée dans un rythme changeons là. Je trouve que le chant est trop ancien pour moi et je dis un deux trois quatre. et la java. Ronde folle ronde folle. Lorsque je chante tes voeux je deviens inconscient de tout ce qui m'entoure et je ris je deviens comme toi tu es mon souvenir je ne sais plus que dire ô tu m'as résisté et tu sais qui je suis et tu sais le pourquoi et tu chantes avec moi. Elle est jalouse et pense que je dissimule tout et lui est avec l'autre et je ne sais pourquoi. Mais c'est histoire ancienne ça fait deux ans déjà le temps passe si vite quand je suis loin de moi. J'ai pensé trop à lui comment peut on autant puis je l'ai oublie puis je me suis consolée. Mais revenons au fait je suis une personne qui tout oublie et se transforme en masse. En masse en masse en masse en masse en une substance une pâte un visquosité un substance molle et informe molle molle molle molle. Je n'ai plus rien je suis le mou. Toute l'énergie s'en va et je ne suis plus rien. 

  • L'illusion de l'asséchement de la source d'imagination

    Je pense et ne pense pas et je fuis ma mémoire. Je ne dis rien je chante et je babille au plat. Tu me dis écris donc je réponds je n'ai rien. Je cherche la mémoire je cherche l'horizon je cherche tes paroles et je recopie tout. Je me laisse emporter au moindre soulèvement et je fredonne encore les sons de ta parole.  Qui me dira c'est bien, qui soutiendra mes larmes ? Qui me dira tu es différente des autres ? Qui critique mes mots qui les crache aux latrines qui fait de mes poèmes du papier hygiénique qui dit c'est vraiment nul et part vers autre chose ? Et quand je vais trop vite alors ça compte pas quand je dis c'est de l'art tu dis c'est trop facile quand je parle de moi tu dis t'es égoiste et quand je me complais je ne suis plus grand chose ? Source de malveillance éteins toi ou enflammes le brasier de mon être éteint par tous les sourds et les indifférents qui chantent pour l'oubli. JE CRACHE MA FOLIE MAIS MA FOLIE EST MORTE ET TOUT LE MAL EN MOI NE VEUT PAS S'EN ALLER ET JE CRIE RIEN DU TOUT ET RIEN DU TOUT NE SORT ET TOUT LE MONDE EST SOURD ET JE SUIS COMME LES AUTRES. 

     



  • Le doute de son corps propre

    Douter de son corps, c'est comme allonger son tibia sur le regard de la mer. J'essaie de dire à mi mot le souvenir de mes entrailles, mais tout se tait en moi et le vague reflet du reflux de ma chambre s'allume comme un éclair sur les méandres du ciel. Tout en moi s'anime et se sépare, et l'oubli du ciel sans combat arrive souvent à faucher dans mon souffle les ébats de salon. Les gentils animaux qui défilent sans cesse au regard de mes seins sans oublier le temps, affranchissent d'un voeu les sourires du feu que file le tumeur de l'âtre sans danger. Ô source d'inconstance qui efface mes ouïes et qui lance à demain l'ouvrir de la silure. J'execre les maris qui soulagent leur corps au lendemain de fête de leur pallier maudit. Sage ô sage amertume qui enfante le songe et qui dit aux oiseaux les couleurs de la jungle. Je te hais ici bas mais là haut je mourrais à ma propre torpeur qui domine la plaine. J'appelle tous les cieux à me dire malheureuse et je leur souffle encore l'ourse de mon désir. Tu n'es pas là au sel qui hante mes nuages et dis aux quatre vent ce que mes gens m'ont lu. Et le crochu si fille qui ricane tout bas et qui parle aux sots comme on dirait je t'aime exaspère les nerfs de ma pauvre carcasse et singe les grands hommes qui bougent dans la nuit.